La semaine dernière je vous présentais ce qu’était un haïku, dans l’article : “Qu’est-ce que le haïku” aujourd’hui je vous parle plus précisément de mes haïkus, de comment j’écris et ce que je chercher à atteindre.

Si certains auteurs se plaisent à transgresser la règle du 5/7/5, de mon côté j’ai essayé de m’y conformer le plus possible (à une ou deux syllabes près) car je trouve que cette contrainte présente un immense intérêt pour la créativité elle-même. En cherchant à me conformer à cette-dite contrainte, cela m’oblige à organiser ma pensée, à chercher des astuces et des tournures de phrases que je n’aurais pas employées sans cela. D’une certaine façon donc la contrainte me pousse à la créativité et à l’innovation littéraire, me permettant de trouver de nouvelles formes réellement poétiques là où je me serais contentée de la facilité sans ce cadre d’écriture. Enfin, cette règle de composition me pousse également à mettre de côté mon fonctionnement de pensée analytique typiquement français pour me rapprocher de l’état d’esprit japonais, plus contemplatif.  

Si j’ai essayé de coller le plus possible à la structure traditionnelle du haïku, je me suis peut-être un peu plus écartée des thèmes classiques, pour y laisser déborder subtilement les émotions, en digne petite héritière de nos poètes romantiques français. J’espère que les puristes du haïku ne s’en offusqueront pas et surtout qu’ils ne m’en tiendront pas trop rigueur. Et j’ose croire que vous lecteurs attentifs, vous comprendrez l’alliance des préceptes poétiques orientaux et occidentaux que j’ai essayé de réaliser, afin de créer une nouvelle façon d’évoquer pleinement, mais avec une certaine délicatesse, le panel des émotions humaines qui nous traversent tout aussi fugacement que la brièveté de la vie.

 

Le vague à l’âme
Elle lui offre un baiser
Du bout des lèvres

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