VoilĂ  Ă  quoi ressemble mon nouveau poste de travail depuis quelques mois. Pas de bateau, ni de terrain, Ă  cause de ma maladie gĂ©nĂ©tique qui me cloue Ă  quai, mais des dizaines de photos de dauphins pĂȘles-mĂȘles sur mes Ă©crans


Ces clichĂ©s sur mes Ă©crans sont le cƓur de mon travail de photo-identification. Une technique couramment utilisĂ©e en Ă©cologie car elle est non invasive, peu coĂ»teuse, et terriblement efficace pour suivre les populations d’animaliĂšres dans le temps.

Pour l’étude des delphinidĂ©s, nous Ă©tudions principalement la nageoire dorsale car elle porte des marques distinctives uniques (encoches, cicatrices, pigmentation). En se basant sur ces marques il nous est ainsi possible de reconnaĂźtre chaque individu d’un clichĂ© Ă  l’autre, et ce sur plusieurs annĂ©es.

Mais pour cela il faut effectuer un long et minutieux travail, qui consiste Ă  :

📾 trier et noter la qualitĂ© des photos prises en mer,
🔍 comparer chaque dorsale Ă  un catalogue d’individus dĂ©jĂ  rĂ©fĂ©rencĂ©s,
đŸ—‚ïž attribuer ou crĂ©er un identifiant Ă  chacune de ces images,
📊 alimenter les donnĂ©es (statistiques, cartographies
) de suivi : prĂ©sence, dĂ©placements, structure de population, interactions


Les techniques telles que la photo-identification nous le rappellent bien : une grande partie de la recherche en sciences marines, et sur les cĂ©tacĂ©s, se joue aprĂšs la phase sur le terrain, derriĂšre un Ă©cran d’ordinateur et ça tombe bien car c’est peut-ĂȘtre la partie que je prĂ©fĂšre!